Bad Wimpfen et son histoire passionnante

Des Celtes aux Hohenstaufen, en passant par les Romains, Wimpfen est le témoin d’une histoire passionnante ; le nom de la ville remonterait à l'époque des Celtes. Les Romains ont laissé derrière eux des souvenirs exceptionnels comme des statuettes de divinités romaines, "Wimpfener Götterhimmel"; de plus, vous trouverez des monuments datant de l'époque des Hohenstaufen, qui dominent la ville encore de nos jours : la « Kaiserpfalz », le plus grand Palatinat Impérial au Nord des Alpes avec ses tours imposantes, sa Maison de Pierres « Steinhaus », la porte des Hohenstaufen et la Chapelle Palatine, ainsi que les Arcatures du Palais de style roman.

Les fêtes traditionnelles et les marchés, tels que le Carnaval, « le Talmarkt », le Marché médiéval des Confréries « Zunftmarkt » ou encore le Marché de Noël sont des rendez-vous importants dans le calendrier des manifestations.

Pendant votre séjours à Bad Wimpfen, vous pouvez revivre l’histoire de la ville au cours d’un des programmes ou lors d’une visite guidée. Nos guides vous montreront aussi ce qu’il faut absolument voir dans la ville et vous donneront des informations sur l’architecture des villes des Hohenstaufen. Pour plus d’informations concernant les visites guidées, les programmes individuels ou pour groupes et les séjours à forfaits, nous vous prions de vous adresser à l’Office de tourisme Bad Wimpfen. Contactez-nous : Tourist-Information Bad Wimpfen, Hauptstr. 45, 74206 Bad Wimpfen, Tél.: 00 49 (0) 7063/9720-0; Fax: 00 49 (0) 7063-9720-20 -  Courriel: info@badwimpfen.org, www.badwimpfen.de

Population d’antan

Wimpfen se situe en face de l’embouchure de la rivière Jagst, à la frontière délimitant  la région du Kraichgau, les plaines de Hohenlohe et le Bassin du Neckar. Les premières traces de colonisation humaine sont peu précises. D'après les découvertes de vestiges de villages et d’habitations, on peut toutefois les dater au Ve  siècle avant J.-C., période néolithique. Outre les terres fertiles que les premiers cultivateurs surent utiliser, c'est aussi l'emplacement stratégique qui favorisa l’établissement de populations. Située sur l’une des plus anciennes voies des Invasions, les populations venaient de la Gaule, franchissaient le Neckar en poursuivant leur route dans deux directions : soit sur les hauteurs, entre le Kocher et la Jagst, en passant par Nuremberg en direction de l’est ou vers d’autres villes en direction du Danube. De là, ils continuaient en direction de l’Europe du Sud – le chemin que les Nibelungen ( nains de la mythologie germanique) avaient probablement emprunté.

 

Sur les traces des Celtes

Aux alentours de 450 av. J.-C., pour la première fois, un peuple mena sa culture à son apogée dans la région du Neckar, à savoir les Celtes. Ce sont eux qui probablement avaient donné leurs noms aux rivières de la région (Kocher, Jagst) et peut-être aussi celui de Wimpfen à la ville. Selon le dictionnaire germano-celte (Obermüller Leipzig 1872)  le nom de Wimpfen est composé de « uimpe » (= umwallt: à l’intérieur des remparts) et de « bin » (=montagne), signifiant « la montagne aux remparts » ou « Remparts sur la montagne » . On suppose qu’un château celte aurait existé sur l’Altenberg, mais sans preuve géologique. Par la suite, les historiens romains rapportèrent que les Alamans-Suebi Nicreti -  les „Souabes du Neckar - s’y seraient installés.

Les Romains et les débuts de la ville

Römische Götter im Steinhaus der Kaiserpfalz in Bad Wimpfen

L’histoire de Bad Wimpfen prend de l’importance lors de l’invasion des Romains qui, après avoir battu les Gaulois au cours de la deuxième moitié du Ier siècle ap. J.-C., pour redéfinir les frontières sous le règne de Domitien, atteignirent le Rhin et le Danube. Ceci conduisit à la conquête des Champs Décumates. Cette nouvelle frontière de l’Empire Romain, également appelée « la Ligne Germanique » (Limes), était protégée par un système de forts. L’un d’entre-eux était bâti en face de l’embouchure de la Jagst, là où la route des peuples migrateurs rejoignait le Neckar, car il s’agissait d’un point stratégique. La première date dont on peut être sûr concernant Bad Wimpfen, remonte à cette époque; non pas grâce à une inscription ou un document écrit, mais grâce à une poutre en bois de chêne, repêchée dans le Neckar en 1957. Elle proviendrait apparemment d’un ancien pont. C’est la première fois que l’existence d’un pont romain a pu être prouvée par une expertise (recherche dendrochronologique), fixant l'origine à l’an 85 av. J.-C. Le fort romain de Wimpfen dans la Vallée peut donc être considéré comme le berceau du développement de la ville. Ouvriers et marchands s'y sont installés, rejoints par de nombreux fermiers.

Lorsque l’Empereur Antonius Pius repoussa les frontières plus vers le nord-est, et que le fort perdit de son importance militaire, une population nombreuse  s'y était déjà installée. Comme les fouilles de 1983-1987 ont pu le prouver, la ville était l'une des plus importantes de la région. Ce « vicus » était l’endroit principal des Civitates Alisinensis. Parmi les nombreuses découvertes archéologiques, il nous faut mentionner le grand nombre de statues de divinités romaines, tout particulièrement celle d’un génie gardien de la ville ornant un faîte de mur. Il incarne l’essence même de la ville romaine de Wimpfen dans la Vallée. Si cette ville a autrefois été appelée « Cornelia », comme l’écrit le chroniqueur Burkhard of Hall à la fin du XIIIe siècle, ceci n'est malheureusement pas vérifiable. Il pourrait s'agir d'une simple erreur de la part de ce chroniqueur. À l’époque de Burkhard, il y avait certainement des ruines visibles de l’ancienne et splendide ville romaine. Ces ruines n’ont pas été le fruit de la rage des Huns, mais des forces destructives des Alamans.

965: Le Christianisme et la première église

Nous ne savons que très peu de choses sur l’histoire de Wimpfen et du Royaume franc. Il est certain que les Francs ont apporté le Christianisme. Etant donné que le village installé près du pont du Neckar continuait à jouer un rôle important, nous pouvons penser qu’une église avait été construite très tôt sur les ruines du prétoire romain. Evoquant la construction de la première église, la tradition cite souvent le nom du légendaire Evêque Crotold de Worms dont l’existence n’est pas prouvée historiquement. Cependant, s'il a agi à Wimpfen, ce fut au VIIe siècle. Ce qui est sûr également, c’est que Wimpfen, à cette époque, était une cité royale des Francs. Il est possible que les rois mérovingiens aient construit une place-forte pour protéger le précieux passage du Neckar, car la légende dit que le Roi Sigebert a passé une grande partie de sa vie dans ce fort et en a finalement fait don à l’Evêque Amandus de Worms. Le fait est qu’au tournant de ce millénaire, les Evêques de Worms étaient propriétaires de cette vieille cité royale franque. Ils y jouissaient de tous les privilèges. En 965, l'Empereur Otto Ier confirma cette immunité du diocèse.

Les Magyars détruisent Wimpfen

A cette époque, Wimpfen a été victime d’événements politiques, car la route des peuples migrants, probablement aussi utilisée par les Huns sous le règne d’Attila, profitait à présent aux Magyars. Ils brûlaient tout sur leur passage et pillèrent ainsi la Vallée du Neckar, causant des ravages  dans toute  la ville. Après avoir servi de refuge à beaucoup de gens, la ville fut détruite : tous les hommes semblent avoir été tués et l’on dit que les seins des femmes violées avaient été coupés, afin qu’elles ne puissent plus allaiter leurs enfants. Tout cela est rapporté par le chroniqueur Burkhard of  Hall, cité précédemment.  Selon lui, l’origine du nom « Wimpfen » viendrait du mot « Weiberpein » (le tourment des femmes), une traduction certainement en mémoire du martyre de ces femmes, mais ceci ne pouvant être vérifié.

1182 La Congrégation des Chevaliers et “le Talmarkt” (Foire dans la Vallée)

La première église détruite fut reconstruite, agrandie et vouée à Saint Pierre, patron de la cathédrale et du diocèse de Worms. Dès cette époque, l’église fit partie d’un couvent dont le Prieur était aussi l’Archidiacre de Worms dirigeant la juridiction ecclésiastique entre Heidelberg et Kirchheim/Neckar. Les chanoines de familles nobles étaient laïcs, mais vivaient temporairement dans une sorte de communauté monastique. A partir du XIIIe siècle, une dégradation de la morale semble avoir affecté la communauté, ce qui nécessita une réforme énergique de la part du doyen Richard von Deidesheim. C’est également lui qui entreprit la construction de la nouvelle église gothique en 1269, pour laquelle il fit appel à un architecte français. Aujourd’hui, l'église de la Congrégation des Chevaliers dédiée à Saint Pierre à Wimpfen dans la Vallé est un exemple unique en son genre du mariage entre l'art roman (les tours occidentales) et le gothique flamboyant, (le chœur gothique et ses riches sculptures sur sa façade sud). Voilà l'un des bâtiments sacrés les plus intéressants du Bade-Wurtemberg. A l’ombre de cette Congrégation indépendante, le village dans la Vallée s’est rapidement développé en une place de  marché importante, avec enceintes, droits de douane et de pêche. Le « Talmarkt » qui a lieu chaque année au moment de la Saint-Pierre et de la Saint-Paul remonte à l'origine de cette Congrégation. C’est donc l’un des marchés les plus anciens d’Allemagne. A partir du XIIIe siècle, la ville s’est de plus en plus distancée de la Congrégation et a perdu finalement son indépendance cent ans plus tard. La ville sur la colline, plus puissante, l’annexa. La Congrégation elle-même resta libre jusqu’à sa sécularisation, créant de nombreux différents avec la ville Impériale libre de Wimpfen, sous l'influence de laquelle elle se trouvait.

Wimpfen devient enceinte impérial

Besonders beeindruckend ist die Silhouette von Bad Wimpfen im Abendrot

Les débuts de la ville de Wimpfen sur la colline sont assez vagues. On raconte que les Celtes avaient construit un château-réfuge sur la colline surplombant le Neckar ; les Romains eux, ont érigé une place consacrée à la déesse Diane et un temple dédié à Mercure. Cela semble crédible. Les Mérovingiens auraient également construit ici un château. Des fouilles archéologiques dans l’église de la ville permettent de conclure qu’ à cet endroit,  point culminant de la ville, une église y aurait été édifiée bien avant la construction du Palatinat des Hohenstaufen. Celle-ci, au fil des années, après cinq phases de construction, se serait considérablement agrandie. Autour de cette église, résidait certainement une colonie lorsque l'Empereur Frédéric Ier - dit Barberousse eut l’intention de reconquérir le territoire impérial perdu. Il demanda à l’Evêque de Worms d’inféoder la ville de Wimpfen. On peut dater avec certitude la présence des Hohenstaufen à l'an 1182. C’est pourquoi, cette année est considérée comme le début de la construction du Palais Impérial de Wimpfen. Comme l’empire médiéval ne connaissait pas de capitale, les rois se déplaçaient de Palatinat en Palatinat pour rendre justice, mais surtout pour montrer leur présence. Wimpfen a accueilli  Rois et Cour, apportant ainsi un style de vie courtoise et chevaleresque qui inspire encore aujourd’hui notre fantaisie: le Moyen- Âge et sa chevalerie, ses troubadours  et l’élevage de faucons... A cette époque, la présence du roi et de sa cour représentait à chaque fois une charge économique colossale pour la population. Henri VI est venu 3 fois à Wimpfen et  Frédéric II 8 fois. De tous les Hohenstaufen, c’est le Roi Henri VII qui y a séjourné le plus souvent. Il y accompagna deux fois son père: en 1218, âgé de sept ans et déjà couronné Roi de Sicile,  alors qu’on le menait du Royaume d’Italie en Allemagne. En 1235, son père,  l’Empereur, vint le chercher à Wimpfen puisqu’il s’était entre temps révolté contre lui. Frédéric II le détrôna définitivement à Worms et le fit emprisonner en Sicile. Wimpfen fut donc pour la première fois témoin direct d’un événement historique. Le grand empereur et sa suite somptueuse et exotique triomphèrent ici même de ce fils-roi devenu un familier de la ville.

Quel rôle Wimpfen a-t-elle joué dans les précédents démêlés entre l’Empereur et le Roi, le père et son fils? Rien n’est sûr. Il est certain que l'Empereur était respecté, mais la population ressentait également de la compassion pour leur Roi. C’est lui en effet qui avait contribué à l’essor de la ville hors de l’enceinte médiévale, en la dotant de droits spécifiques. En outre, en faisant don d'une grande forêt située à environ 10km de la commune de Wimpfen, il en favorisa  son développement. Cette forêt a toujours joué un rôle très important dans l’histoire de la ville, en sa faveur ou à ses dépens. Elle représente jusqu’à aujourd’hui une part importante du patrimoine communal.

1250 La ville impériale de Wimpfen

Avec la fin de l’ère des Hohenstaufen commence alors une période d'épreuves politiques pour la ville de Wimpfen. Les Evêques de Worms qui n’avaient jamais cessé de faire valoir leurs droits sur Wimpfen, tout comme la puissante famille noble de Weinsberg qui avait acquis une grande quantité de terrains en ville, ont tenté de gagner en pouvoir politique. Non seulement Wimpfen garda son indépendance, mais encore elle gagna en privilèges, devenant une ville impériale vers 1300. En ces périodes de tourmentes politiques, la nouvelle bourgeoisie ambitieuse de la ville lui donna une constitution, exemple pour d'autres villes. Par contre, la noblesse de la ville perdit de ses pouvoirs et laissa sa place à un gouvernement constitué de deux bourgmestres et d’une cour de justice dotée d’un magistrat. Ainsi Wimpfen était devenue une ville libre et sûre d’elle, transportant ses intérêts politiques à l’extérieur et se ralliant à différentes ligues de villes libres. Cette fierté se retrouve dans le sceau de la ville datant de 1250 : “ REGIA WIMPINA GERIT HAEC VICTRICIA SIGNA“, Wimpfen, la Royale, porte le signe de la victoire. Le sceau montre l’aigle impérial tenant dans son bec la clé de l’Evêché de Worms, symbole d'une ville libre indépendante. L'arrivée des artisans, des commerçants et des agriculteurs contribuera d'une manière considérable à l'essor économique de cette ville relativement petite. Les nombreuses et splendides résidences bourgeoises, les maisons à colombages de style alémanique et de Franconie, en sont la meilleure preuve. La ville s’étendit au-delà de ses murs médiévaux. La périphérie s’agrandit tout particulièrement à l’ouest du pont de Spire et au sud-est, en direction de la ville dans la vallée. La prospérité permit un élargissement du territoire : des parties de Rappenau et le village tout entier de Biberach furent achetés. A cette époque, l’agrandissement de l’hospice, divisé en deux parties - l'une à caractère religieux et l'autre laïc - avait déjà débuté. Celui-ci ne servait pas seulement d’hôpital, mais aussi d’asile pour personnes âgées et démunies. A la fin du XIIIe siècle, le monastère dominicain était déjà fondé et se développa rapidement pour devenir l'un des cloîtres les plus importants de la région, contribuant au fort essor de la ville. De nombreux théologiens célèbres et hommes de sciences en sont sortis, l’un d’entre eux a même enseigné à l’Université de Paris.

La Réforme

Au XVe siècle, Wimpfen était à l’apogée de son développement, mais de sombres nuages se formèrent au-dessus de la ville. L’ancienne route si favorable à son développement perdit de son importance : d’une part parce que Ratisbonne avait construit un pont en pierre sur le Danube, détournant ainsi le trafic vers Nuremberg, et d’autre part étant donné sa proximité avec sa rivale économique, Heilbronn. Avec le début des temps modernes, la grandeur de la ville a peu à peu commencé à décliner. Bientôt, la doctrine de Martin Luther gagna Wimpfen, propagée par l’arrivée d'Erhard Schnepf, grand théologien-pasteur de 1523 à 1526. Marié à la fille du bourgmestre Wurzelmann, on peut penser qu’il jouit du soutien de la population. Aux premiers temps de la Réforme, Wimpfen semble avoir été le centre de cette nouvelle doctrine. A cette même période, le peintre Heinrich Vogtherr, auteur de nombreux pamphlets et chansons sur la Réforme, vivait également à Wimpfen. Il existait probablement dans cette ville un cercle d'adeptes de la Réforme. Les monastères, opposants acharnés à cette doctrine, dénonçaient violemment ces "maudits" enseignants luthériens. Les différends enflèrent, divisant même de nombreuses familles lorsque des délégués impériaux confirmèrent aux Catholiques la propriété de l’église paroissiale et leur donnèrent le droit d’utiliser l’église Dominicaine comme lieu à la fois de culte protestant réformé et catholique.

En 1588, 32 citoyens seulement étaient encore de religion catholique. C’est alors que le conseil municipal octroya cette église à la majorité protestante allant à l’encontre d’un verdict. À partir de cette période, le conseil municipal assuma le contrôle et les missions du clergé et décréta qu’aucun catholique ne pourrait être déclaré citoyen de la ville. Tout cela entraîna de nombreuses disputes entre diocèse et ville.

1622 La Guerre de Trente Ans

La Guerre de Trente Ans fut un vrai désastre et accéléra le déclin de la Ville Impériale autrefois si fière, bien que la guerre des Paysans avaient épargné la ville. En 1622, l’une des plus importantes batailles de la guerre eut lieu aux portes de la ville. Lors de cette bataille, le Général Tilly se battit contre le Margrave de Bade, et Magnus,  frère du duc Jean-Frédéric de Wurtemberg y trouva la mort. Mais cette bataille ne fut que le début d’une longue période de misères. Pillages, menaces, destruction des récoltes étaient devenus chose courante, sans oublier les épidémies. À la fin de la guerre, un dixième de la population avait seulement survécu (37 foyers).  Le Palais Impérial fut utilisé par la suite comme carrière de pierres pour les reconstructions. C'est pourquoi, le splendide style baroque  n'a laissé que très peu de traces à Wimpfen. Seul les monastères ont pu réaliser de grandes constructions: la transformation de l’église et de l’hospice dominicain en style baroque et la rénovation du presbytère sur la Lindenplatz, en face de l'église dans la vallée. Wimpfen était devenue une petite ville oubliée et sans importance. Toutes les tentatives pour renflouer les caisses échouèrent. Les essais de forage de salines n'entraînèrent que de nouvelles dettes. De violentes émeutes éclatèrent lorsque le conseil municipal, dans l’espoir de sauver l’économie de la ville,  tenta de retirer les anciens privilèges aux habitants, comme p. ex. le droit de couper du bois dans la forêt communale. Ces troubles connurent leur apogée en 1783, lors de ce qu’on appela la « Révolution du bois de Wimpfen ». Les autorités n’étant plus maîtres de la situation, elles durent faire appel à l’Empereur en  lui demandant de déléguer une commission pour remettre de l’ordre dans la commune totalement désorganisée, alors qu’une délégation régionale s’occupait de ramener la paix et l’ordre dans la ville.  La déclaration de la guerre de Napoléon apporta une amélioration à ces mauvaises conditions. Toutefois, personne ne s’est plaint lorsqu’en 1802,  cinq cents ans de règne Impérial s’achevèrent par la laïcisation et  la sécularisation. Finalement, Wimpfen fut intégrée au Grand Duché de Hesse en 1803.

1835 Wimpfen et ses sources d’eaux saumâtres

Erholung pur und Wohlbefinden im Sommer wie im Winter finden alle Besucher im Solebad in Bad Wimpfen

Avec cette nouvelle situation administrative, la ville connaît un certain renouveau modeste, mais néanmoins constant. En 1817, les salines "la Ludwigshalle" sont construites à un autre endroit que celui où de l’eau salée avait déjà été trouvée. La saumure puisée permit peu à peu à Wimpfen de se développer en une station thermale appréciée.  Le départ de cet essor thermal fut la construction de l’hôtel des Bains de la Reine Mathilde en 1835, attirant du monde entier convalescents et personnes désirant se reposer. Ceci contribua également à favoriser le tourisme. En parcourant les anciennes listes de curistes,  on découvre que la noblesse de toute l'Allemagne s'y retrouvait. Le thermalisme progressa réellement dès l'inauguration en 1866 de la ligne de chemin de fer reliant Heilbronn-Wimpfen-Heidelberg. De nombreuses améliorations furent apportées surtout en ce qui concerne l’hygiène : nouvelles installations de tuyauterie, de canalisations et de centrales électriques. A partir de 1930, Wimpfen portera le nom de « Bad Wimpfen », donc ville thermale.

1951 Hesse ou Bade-Wurtemberg

Etant donné que Bad Wimpfen était à présent une enclave de la Hesse, à environ 100 km du siège du gouvernement, mais à moins de 40km hors du territoire, elle a joué un rôle particulier dans le grand-duché et plus tard dans la Hesse. La ville et sa forêt demeurèrent territoire indépendant entre le Wurtemberg et le Bade. Considérée comme "la perle de la couronne de la Hesse » par la région mère, elle s’autoadministrait plus ou moins. Ses habitants assez satisfaits de cette situation, n’essayaient pas de changer quoi que ce soit, même lorsque les relations avec la ville voisine wurtembergeoise se resserrèrent. Le tournant décisif s’effectua à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Wimpfen, bien qu’elle ait échappé aux raids aériens, fut, après l’occupation américaine, rapidement assignée par décret à la région de Sinsheim - ceci contre la volonté de la population. Un grand nombre de réfugiés et de personnes expulsées de leur pays d’origine s’installèrent dans la ville et en transformèrent les structures sociales et économiques. Leur plus grande préoccupation étant  leur appartenance politique. Deux camps se formèrent rapidement: le premier, constitué de citoyens originaires de Bad Wimpfen qui auraient préféré la voir rester enclave de la Hesse, et les autres, pour la plupart de nouveaux habitants, souhaitant appartenir à la région de Heilbronn dans le Wurtemberg. Des discussions intenses aboutirent à un plébiscite organisé en 1951, d'où Heilbronn en sortit vainqueur.

1952

Le 1er Mai 1952, eut lieu le rattachement. Depuis lors, Bad Wimpfen appartient officiellement au Land du Bade-Wurtemberg, même si la situation juridique n’est toujours pas tout à fait claire.

Bad Wimpfen aujourd’hui

Bei einer Stadtführung durch die historische Altstadt von Bad Wimpfen erfährt man viel Wissenswertes über die Geschichte der Stadt

Le slogan publicitaire “Plongez dans le passé et jouissez du présent » caractérise les deux forces économiques de la ville. Le centre de cure d’aujourd’hui est le résultat d’un développement intense de ces dernières années. Au centre du concept de cette entreprise il y a la performance médicale thérapeutique en accord avec les règles de conduite mises en oeuvre, ainsi que les soins et les prises en charge complètes des curistes. La piscine d’eau salée couverte (32-33°) et celle en plein air, reliées par un petit sas, répondent aux exigences thérapeutiques. Les curistes cherchant calme et détente seront aussi satisfaits.
Depuis 1976, une reprise en considération de la valeur des monuments médiévaux a entraîné l’assainissement de la totalité de la vieille ville de Bad Wimpfen, grâce à des subventions de l’État. Découvrez lors d'une visite virtuelle les monuments médiévaux et venez les visiter !